Dessin, vigne et contrepèterie

On sait,  depuis les années soixante-dix, qu’en France on n’ a pas de pétrole, depuis plus longtemps les plus lucides d’entre nous savent qu’on n’a pas non plus beaucoup d’idées et, depuis peu, on découvre qu’on n’a pas assez de professeurs de mathématiques. Entre autres. Un comble au pays qui s’enorgueillit d’être dans le peloton de tête des détenteurs de médailles Fields.
Tout cela est bien triste et d’autant plus regrettable que le spectacle affligeant et quotidien de têtes blondes s’en remettant à l’intelligence d’une machine pour calculer la monnaie à rendre dans le premier commerce venu ne laisse augurer de rien d’encourageant pour le futur de la race humaine, car s’i il ya un grand remplacement dont il faudrait sérieusement se soucier c’est bien celui de toutes ces cuistreries artificielles qui ont envahi notre quotidien et ont pourri la moitié de nos relations humaines toutes nations confondues.De dessinateurs, par contre, on ne manque pas. De vignerons non plus d’ailleurs,  la preuve en est qu’ils vous accueilleront ce samedimanche en ce lieu charmant qu’est le village de Beblenheim dans le si touristiquement incontournable département du Haut-rhin bien connu pour ses cépages très prisés qu’un président au prénom de gallinacé de bande dessinée a l’intention de taxer à deux cent pour cent. Nous dédicacerons donc quelques bouteilles et vous pourrez boire quelques albums, tous fruits des talents conjugués de la vigne et du papier non artificiels. Vous pouvez compter sur nous qui espérons que vous viendrez nombreux dépenser sans compter et vérifier par la même occasion que nous savons rendre la monnaie sans l’aide d’une machine et buvons avec modération tout en dessinant sans. Bien sûr , même les moins perspicaces d’entre vous auront compris que l’humeur de ce billet sur l’arithmétique outre qu’il faut bien , comme le disait le poète “vitupérer l’époque “, n’étaient que prétexte à un dessin au ton décalé. Allez, même deux.